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Ce que la programmation informatique doit aux Femmes

Depuis plus de trente ans, la parité dans les filières numériques se dégrade. En 2018, alors que 45 % des titulaires d’un bac scientifique ou technologique sont des Femmes, elles ne sont seulement que 27 % sur les bancs des écoles d’ingénieurs et 10% dans les écoles d’informatique.


Étonnant quand l’on sait que les grandes figures de l’informatique étaient des informaticiennes. À l’occasion de la Journée Internationale des Droits de la Femme, revenons ensemble sur l’origine de la programmation informatique et la place qu’occupée la Femme dans ce monde, qui tend à évoluer.

 

 

Le savoir des Femmes à l’origine de la programmation informatique

La programmation informatique est née du savoir-faire de la Femme et sa persévérance. Retraçons ensemble les débuts de la programmation.

1832, seulement âgée de 17 ans, Ada Lovelace va rencontrer Charles Babbage, inventeur visionnaire de l’ordinateur. Intéressée par son projet de machine à calcul, Ada Lovelace transcrira le premier programme informatique. Considérée aujourd’hui comme la première codeuse au monde, un des premiers langages de programmation orienté objet porte son nom : le Ada 83. Disparue avant qu’elle ne puisse voir aboutir son projet, une nouvelle figure fera valoir l’importance de la Femme dans ce domaine.

1934, Grace Hopper obtient son doctorat en mathématiques à la prodigieuse université de Yale. Après quelques années dans la marine américaine, elle intègre IBM (société multinationale américaine dans les domaines du matériel informatique, du logiciel et des services informatiques) où elle va œuvrer en faveur d’un programme informatique basé sur le langage humain. En 1959, grâce à Grace Hopper, le langage COBOL est né.

1936, naissance d’une des plus grandes figures féminines dans l’univers du numérique. Après ses études, Margaret Hamilton intègre la NASA pour le projet Apollo. Elle deviendra le personnage qui a révolutionné l’ingénierie logicielle, en réussissant à créer des programmes capables de tous fonctionner en même temps.

Mais en 1980, l’arrivée du micro-ordinateur transforme l’image de l’informatique et remet en cause la place de la Femme dans ce domaine. Encrait dans les foyers, les adolescents se passionnent pour ce nouvel objet, la publicité fait émerger l’image du geek qui est un homme. Par ailleurs, on place l’informatique comme métier d’avenir pour les hommes.

Dès 1983, les jeunes Femmes qui entrent à l’université se retrouvent face à des garçons qui ont accès à un ordinateur à la maison, avec quelques notions déjà acquises. En inadéquation avec les techniques de programmations d’origines (cartes perforées avalées par une machine) et le manque d’accompagnement de la part des professeurs, les jeunes filles se sentent exclues et désertent alors l’informatique, en faveur de filières plus littéraires.

Or, sans Ada Lovelace, Grace Hopper, Margaret Hamilton, Adele Goldberg et Frances Allen (également informaticiennes), actuellement, nous ne pourrions probablement pas lire cet article sur notre ordinateur ou smartphone.

Aujourd’hui, nous souhaitons honorer leur importance dans le développement de la programmation informatique. C’est pourquoi, notre société actuelle mène différentes actions pour féminiser ce domaine, un domaine où la Femme à autant un avenir prometteur que l’homme.

 

La valorisation du métier de développeur dès l’enfance 

Aujourd’hui, pour valoriser le métier de développeur informatique, il est nécessaire d’y intéresser son enfant le plus tôt possible. C’est en effet le point de vue de Claude Terosieri, fondatrice de Magic Makers, une structure qui organise des ateliers de code pour enfants. L’objectif de ces activités est de rompre les préjugés, principalement chez les parents, qui pensent que leurs petites filles n’aimeront pas.

Alors que des options pour initier au codage au lycée sont déjà présentes depuis 2014, le code est devenu obligatoire à l’école et au collège en 2016. Selon l’éducation nationale, il est impératif que les enfants, mais également les enseignants et les parents, comprennent l’importance de ce nouvel enseignement, pour faire face à la révolution numérique.

Ainsi, afin de lutter contre l’inégalité des talents filles/garçons, de nos jours, les enfants apprennent à coder à partir du CP.

Les initiatives pour promouvoir les métiers du développement informatique auprès des Femmes se multiplient. Célèbre école d’informatique, l’école 42 a déployé ces derniers mois diverses actions pour attirer les Femmes vers les métiers du code, grâce à l’arrivée récente de Sophie Viger (ancienne développeuse indépendante, qui succède au co-fondateur Nicolas Sadirac).

Selon l’article « L’Ecole 42 réussit à attirer les Femmes » du monde informatique, en 5 mois, Sophie Viger, directrice générale, a travaillé l’image interne et externe de l’école 42. Avant l’épreuve des piscines, une vidéo humoristique est diffusée « Girls do code », pour casser les préjugés qui empêcheraient les filles de coder. En externe, l’image est aussi soignée et valorisée, avec la création d’un groupe de 42 ambassadrices, qui interviennent dans les collèges et lycées.

Ces actions ont remporté un certain succès, puisque en février dernier, 26 % de Femmes ont participé ce mois-ci à l’épreuve de la piscine, contre 15 % l’année précédente (2018).

L’avenir de la Femme dans le métier de développeuse est également représentait par l’association Duchess France, créé en 2010. Cette association a pour objectif de valoriser et promouvoir les développeuses et leur donner plus de visibilité.

 

Les développeuses d’aujourd’hui

Découvrons quelques développeuses, qui ont réussi à braver les préjugés et faire valoir leur place et leur potentiel, dans ce monde du numérique.

Jade Raymond, fondatrice et directrice générale d’Ubisoft Toronto. Productrice exécutive d’Assassin’s Creed, Jade Raymond est très réputée dans l’univers de la programmation.

Dans l’univers du gaming, Corinne Yu, reconnue pour ses capacités en programmation (Borderlands, Brothers in arms, …), Amanda Wixted à l‘origine du jeu Farmville. Dans le domaine de la vidéo, Sara Haider, programmatrice renommée qui fut le succès de Vine, la célèbre plateforme de vidéos sur Twitter.

Citons également, Sophie Viger, ancienne développeuse indépendante, qui succède au co-fondateur Nicolas Sadirac à la direction de l’école 42.

 

L’association des Digital Ladies & Allies

À l’occasion de cette Journée Internationale des Droits des Femmes, nous n’aurions pas pu clôturer cet article sans aborder le Livre blanc de l’association des Digital Ladies & Allies.

En effet, ce mercredi 6 mars 2019,  l’association des Digital Ladies & Allies a rendu public son Livre blanc « Mixité & performances numériques ». Ce document remis à Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat en charge du numérique, regroupe un ensemble de bonnes pratiques et recommandations destinées à appuyer la place de la Femme, dans les métiers du numérique.

Porté sur 4 axes : l’éducation, la formation, la visibilité et l’attractivité, ce Livre blanc a pour objectifs de casser les codes et faire bouger les choses, à travers 150 témoignages.

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